Fraude sociale vs fraude fiscale : le RN et la droite unis pour sanctionner les plus pauvres et épargner les plus riches

Le 30 mars dernier, l’Assemblée nationale a vu une alliance entre le Rassemblement National, la droite et des députés macronistes pour faire adopter un amendement du RN durcissant drastiquement les sanctions contre les fraudeurs aux prestations sociales : les amendes pourront désormais atteindre 3 à 5 fois les montants fraudés, assorties d’une suspension des droits en cas de récidive.

Dans le même temps, cette même majorité a rejeté les propositions des députés de gauche visant à renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Pour rappel comme l’a fait récemment le site Bon Pote, la fraude fiscale est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros par an par le syndicat Solidaires Finances publiques et plusieurs rapports parlementaires, tandis que 4 milliards d’euros sont attribués à la fraude des bénéficiaires de prestations sociales.

En choisissant de traquer avec une sévérité inédite les plus précaires, certes fraudeurs, tout en épargnant les « cols blancs » et les montages financiers complexes, l’extrême droite et la droite unie signent une injustice de traitement flagrante.

Comment peut-on prétendre vouloir « redresser les finances de la France » en ignorant sciemment la source principale de déperdition d’argent public ?

En ciblant les bénéficiaires de prestations sociales, cette loi s’attaque à la survie des plus précaires, érigés en boucs émissaires. Parallèlement, en fermant les yeux sur l’évasion fiscale, elle préserve l’opulence des plus fortunés et les profits des multinationales.

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