Samedi 31 octobre, à Yvetot, nous étions près de cent devant l’Hôtel de Ville pour dire non au racisme et à la haine.
Le 23 octobre, une attaque terroriste raciste a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Pengo Bossio Wangi a été tué. Plusieurs personnes ont été blessées, dont Ramatou, une enfant de 12 ans. Yvetot ne pouvait pas rester silencieuse.
Nous nous sommes rassemblés pour rendre hommage aux victimes et rappeler une chose simple : la devise républicaine ne doit pas rester gravée sur les frontons de nos mairies, elle doit guider nos actes. En France, personne ne devrait craindre pour sa vie à cause de sa couleur de peau, de sa religion ou de ses origines.
Herleane Soulier et Ouarda Belmokhtar, du MRAP de Rouen (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), ont pris la parole. J’ai eu l’honneur de parler à leurs côtés. Herléane nous a rappelé que « le racisme n’est jamais anodin, la discrimination n’est pas acceptable. Il ne faut pas rester silencieux face à la haine. »
Pour ma part, j’ai voulu dire que cette haine ne vient pas de nulle part. Hier, on désignait les personnes de confession juive comme boucs émissaires. Aujourd’hui, ce sont les personnes d’origine arabe, les personnes noires et les musulmans qui sont la cible des discours de stigmatisation. La cible change, mais le mécanisme reste le même. La désinformation et la banalisation des préjugés fracturent notre société, et nous avons tous la responsabilité de ne pas les laisser passer.
Ceux qui attisent la haine désignent des ennemis. Nous, nous voyons des voisins, des collègues, des amis. C’est ça, la République, et c’est ça que nous défendrons.
Merci au sénateur Bastien Coriton, aux élus de Fiers d’Yvetot, aux associations et à toutes les habitantes et tous les habitants qui sont venus. Votre présence comptait.


Poster un Commentaire