Le 13 mai 2026, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à financer la recherche sur les cancers pédiatriques et les maladies rares. Le mécanisme ? Une taxe de 0,1 % sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques en France, soit 50 millions d’euros annuels pour un secteur générant 30 milliards.
Seul le Rassemblement National a voté contre.
Un discours social en trompe-l’œil
Pour le RN, cette contribution, portée par la rapporteuse socialiste Marie Récalde, est inacceptable. Pourtant, ce fonds permettrait de renforcer significativement les moyens alloués aux enfants atteints de ces pathologies. La proposition prévoit ainsi la création d’un investissement annuel de 50 millions d’euros pour stimuler l’innovation thérapeutique pédiatrique.
L’extrême droite a choisi de défendre les actionnaires plutôt que les enfants malades. Une posture qui démasque l’imposture d’une formation politique dont les promesses électorales cachent mal la défense systématique des intérêts des plus aisés.
L’extrême droite économique à l’œuvre
Ce vote n’est pas un hasard. Il illustre une logique sans concession : pour le RN, toute forme de redistribution constitue une atteinte à la liberté des entreprises. Même lorsqu’il s’agit de soutenir la recherche médicale.
Alors que l’Europe applique des taux bien plus élevés, le parti refuse ce prélèvement minimal de 0,1 %. Pourquoi ? Parce que, dans sa vision, les dividendes des laboratoires priment sur la vie des enfants.
Une question s’impose désormais aux électeurs : souhaitez-vous vraiment confier le pays à une formation qui sacrifie la santé des plus vulnérables sur l’autel des profits ?

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