Papa, tu aurais eu 80 ans aujourd’hui.
En ce jour si particulier, le vide de ton absence se fait encore plus profondément ressentir, bientôt huit ans après que tu aies fermé les yeux pour toujours.
Je repense à l’homme que tu étais, forgé par une vie de labeur, par ces décennies passées à travailler dur sans jamais te plaindre. Tu étais ce chêne massif, solide et pudique, qui portait en toi la rigueur d’une génération qui ne savait pas conjuguer l’amertume, mais qui traduisait l’amour en actes concrets plutôt qu’en grands discours. Toute ta vie, tu as porté cette dignité d’ouvrier qui ne pliait jamais devant les épreuves. Tu as traversé les difficultés avec cette certitude tranquille que l’on doit protéger les siens, bâtir un foyer solide et veiller à ce que le froid ne vienne jamais nous atteindre. Tu préférais donner plutôt que recevoir. Beaucoup de personnes te doivent plus que tu ne leur as jamais dû, moi le premier.
Avec Maman à tes côtés, vous avez formé ce duo indissociable, portant ensemble les joies comme les peines, unis par cette même bienveillance pour nous. C’est avec cette même lucidité populaire et sans concession que tu me disais, avec le bon sens qui te caractérisait, qu’« on n’a pas les moyens d’être de droite ».
Tout ce que je suis aujourd’hui, la valeur du travail, le sens du devoir, la conscience des réalités, c’est de toi que je l’ai appris. Ton souvenir et tes enseignements continuent de guider mes pas chaque jour. Cette transmission et cette générosité du cœur continuent de vivre à travers tes petits-enfants. Au moment de nous quitter, tu leur souhaitais simplement d’avoir « une belle vie », un vœu qui résonnait comme ta plus belle promesse d’amour et de bienveillance.
Nolan, Maya, Alana, Djulian, soyez fiers d’avoir eu ce grand-père au grand cœur, ce grand-père aimant, ce grand-père dont vous pouvez être fiers d’être les petits-enfants. Même si le temps passe, les empreintes que tu as laissées dans nos existences restent indélébiles. Ton histoire, tes valeurs et ton affection discrète mais si profonde demeurent gravées dans notre mémoire collective.
Je t’aime, nous t’aimons.
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