Ceuta : 67 victimes. Des faits, de la rigueur, de l’humanité. Pas des fantasmes politiciens.

Plutôt que d’agiter le fantasme d’une « submersion migratoire » à des fins politiciennes, il serait judicieux de s’en tenir aux faits et de faire preuve de décence humaine.

Alors que la droite et l’extrême droite n’ont pas eu un seul mot de compassion pour les 67 victimes de ce drame, l’Espagne a, en moins de 48 heures, pleinement repris le contrôle de sa frontière, tout en assurant l’assistance humanitaire et le rapatriement de la quasi-totalité des personnes entrées irrégulièrement.

Rappelons d’ailleurs que Ceuta ne fait pas partie de l’espace Schengen et que, selon les données officielles de l’agence Frontex, l’Espagne gère l’une des frontières extérieures les moins perméables de l’Union européenne, avec deux fois moins d’entrées irrégulières que l’Italie ces dernières années.

Brandir la menace et réclamer des sanctions aveugles ne relève que de la désinformation et de la posture idéologique : la gestion des frontières exige de la rigueur, du droit, de l’humanité et du pragmatisme, non des slogans alarmistes.

 

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